L’Institut Saint-Valentin a été fondé en 1896, à Montignies-sur-Sambre, et d’emblée dirigé par la Congrégation des Frères des Ecoles Chrétiennes. Notre communauté scolaire est consciente d’être l’héritière d’une longue tradition enseignante au sein de la communauté chrétienne. Hier comme aujourd’hui, notre école accomplit sa mission selon l’esprit et les principes de Saint Jean-Baptiste de la Salle, fondateur de la congrégation des Frères des Ecoles Chrétiennes :
→ cultiver l’esprit de famille, de communauté
→ respecter l’enfant en tant que personne unique
→ ouvrir l’école au monde et à la citoyenneté
L’institut Saint-Valentin se caractérise par son esprit d’ouverture, sa convivialité, sa créativité et son
dynamisme. C’est, en outre, une école où le respect et l’écoute de l’autre sont des valeurs fondamentales.
En octobre 2021, l’institut Saint-Valentin a fêté ses 125 ans.
Pour cette occasion, un livre a été écrit par différents auteurs en contact étroit avec l’école. Il est en vente
depuis le printemps 2022.
Pourquoi notre école s’appelle-t-elle “Institut Saint-Valentin” ?
Notre école est nommée « Institut Saint-Valentin » car des reliques de ce martyr se trouvent dans la châsse de l’église paroissiale Saint-Remy depuis 1874. Saint Valentin a été choisi comme patron de la jeunesse montagnarde car lors de la reconnaissance des saintes reliques au 19ème siècle, les médecins ont reconnu les ossements comme étant ceux d’un jeune homme de 17 ans environ. Dès l’arrivée des reliques de saint Valentin à Montignies, des jeunes gens formèrent une association sous le vocable de : « Société Saint-Valentin », dans le but d’escorter les restes vénérés du saint martyr dans les processions, les pèlerinages, etc. Des reliques de ce saint avaient été offertes par le pape Pie IX aux Montagnards en récompense de leur soutien.
En 1870, le pape était retenu prisonnier au Vatican par les troupes de Victor-Emmanuel, roi d’Italie. Les
Piémontais avaient envahi les Etats Pontificaux et s’étaient emparés de Rome, la cité sainte. Dans sa douleur, le pape avait demandé que l’on fasse des pèlerinages à tous les sanctuaires célèbres. Parmi les
plus ardents à répondre à l’appel, les Montagnards se firent remarquer. Conduits par le curé Chappuis, ils
ne manquèrent pas un des pèlerinages pour la délivrance de l’Eglise. Touché de ces démonstrations de foi de la part d’une paroisse située en plein pays industriel, le pape Pie IX, alors régnant de nouveau, résolut de récompenser magnifiquement la piété des Montagnards ! En 1874, il leur fit don de reliques d’un martyr : Valentinus, saint Valentin, martyr des catacombes, se trouvant dans les trésors du Vatican. Le 10 août 1874, la translation des reliques s’est faite sur la place Albert 1er. La châsse contenant des morceaux d’os du jeune homme et une fiole de sang fut ensuite déposée dans le chœur de l’église. Tout Montignies était pavoisé de banderoles, guirlandes, fleurs, drapeaux, … Plus d’un millier de pèlerins, venus de toute la région accompagnaient la châsse portée en procession. Elle était entourée d’autres châsses venant de diverses communes. Les pèlerins inconnus les uns aux autres et, cependant unis comme des frères dans une pensée unique étaient accourus des points les plus reculés de la province, pour assister à la translation solennelle des reliques d’un saint martyr.
L’histoire de saint Valentin
Il est difficile de savoir qui est vraiment saint Valentin.
Sans parler des Églises orientales, l’Église catholique romaine ne dénombre pas moins de onze saints Valentin ! Plusieurs éléments concordent pour pencher vers l’hypothèse que les reliques appartiendraient à Valentin de Roma, jeune médecin, prêtre et thaumaturge. En 2018, une équipe de chercheurs et d’anthropologues a pratiqué une étude sur les reliques de Valentin de Roma.
Voici quelques conclusions de l’étude :
· L’analyse du carbone 14 a permis de situer la vie de ce Valentin entre 119 et 338.
· L’étude des os longs démontre qu’il mesurait environ 166 cm.
· Sa dentition a révélé son âge au moment du décès : entre 23 et 27 ans.
Une histoire de la vie de saint Valentin
Au troisième siècle, l’empereur romain Claude II, était engagé dans des campagnes militaires contre les
Goths. Eprouvant des difficultés à recruter des soldats, en rude militaire païen, il fit édicter une loi inique : sous prétexte de ménager les forces vives des jeunes gens en âge de combattre, il leur interdit le mariage. Et, comme beaucoup d’hommes déjà mariés préféraient rester auprès de leur famille, il annula tous les
mariages. Or, un jeune médecin et prêtre, Valentin, contrevint gravement à cette prescription. Informé que Valentin mariait les soldats chrétiens et mettait ses pouvoirs de prêtre, comme ses talents de médecin, à leur service, le préfet Placide ordonna son arrestation, le fit flageller et comparaître devant l’empereur Claude qui le fit enchaîner et décapiter, le 14 février 269 (d’après le « Martyrologe romain »).
Qui sollicite saint Valentin ?
Valentin ou Valentinus, dont le nom vient du latin «valorem tenens» c’ est-à-dire « qui persévère avec
vigueur», est reconnu comme patron des amoureux et de la jeunesse, comme protecteur des apiculteurs
et des agriculteurs, mais aussi des épileptiques. Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, est considéré dans de nombreux pays comme la fête des amoureux. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d’amour ainsi que des roses rouges qui sont l’emblème de la passion.
Bibliographie
Histoire du culte Saint-Valentin à Montigny-Sur-Sambre,1898passion.
Notice sur les saints et les reliques en vénération à Montigny-Sur-Sambre, Tournai,1901
Paroisse St Remy, 1789-1989, Montignies-Sur-Sambre
Saint-Valentin en l’église Saint-Remy de Montignies-sur-Sambre, Christine Lacroix,2020
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